Voici les écrivains burkinabè

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: Ajouté le 24/4/2008 à 15:01 [ REPONSE A BARY Alceny Saïdou ]. TITRE :  VOICI LES ECRIVAINS BURKINABE :          C’est sous le titre "A quand la littérature burkinabé " paru dans l’Observateur Paalga n°7095 page 7 que Bary Alceny Saïdou a jeté un regard intéressant concernant la condition ici matérielle, là spirituelle de la vie de l’écrivain Burkinabé. Es qualité écrivain, je me suis senti volontiers interpellé. Profitant, par une sorte de droit de réponse (je préfère dire droit de suite ) apporter mes éclairages et témoignages. Au passage, félicitons votre quotidien d’avoir ouvert une page hebdomadaire spécialement culturelle. Tout aussi, ces félicitations s’adressent à l’auteur de cette rubrique notamment pour son article pré-cité. Je me livre à cet exercice d’autant que l’ensemble des questions, interrogations et suggestions, je les ai plus d’une fois abordées dans ma carrière d’écrivain. Ce faisant s’agissant d’une expérience personnelle bien que professionnelle je formule d’emblée mes excuses auprès du lectorat et surtout des écrivains. Car, dans ce témoignage, je voudrais profiter aborder des questions plus épinceuses les unes que les autres. En commerçant par vérifier que nous Africains- je l’ai déjà écrit -ne savons pas valoriser les porteurs d’idées que sont écrivains, philosophes et savants. Pourtant partout ailleurs, les peuples ayant avancé, progressé, sont ceux qui ont accordé de l’importance à ceux-ci. Pour ma part, j’ai toujours dit que l’écrivain et le savant sont les deux mamelles fructueuses du Savoir. Ne vous étonnez donc pas que dans ce récit j’évoque des découvertes. Je pense d’ailleurs qu’il est intéressant d’aborder le côté pluri dimensionnel et celui tout aussi pluridisciplinaire de l’écrivain. Espérant que cela permettra de neutraliser les regards négatifs qu’ont bien de personnes sans l’écrivain et son rôle dans nos sociétés africaines. Afin aussi que nos œuvres  ne soient plues des poussières intellectuelles.Combat intellectuel : voici une expression que j’utilise souvent pour souligner combien élite et classe intellectuelle africaines devraient s’associer pour valoriser leurs talents intellectuels. L’écrit de l’auteur de la rubrique s’inscrit dans cette dynamique. En écho, permettez -moi de faire cas des initiatives que j’ai prises voici plusieurs années. Dans une lettre adressée en 1995 au Directeur général de l’UNESCO sur "l’attitude de non - lecture qui constitue un obstacle majeur au développement de la littérature africaine", j’ai préconisé un certain nombre de solutions qui ont retenu l’attention de l’UNESCO. Notamment la création d’une "Association des Jeunes Ecrivains Africains". Et parallèlement, l’organisation de "Journées portes ouvertes Ecrivains africains". Sans oublier l’idée de promouvoir la lecture en milieu scolaire en Afrique. Ici au Burkina, par exemple quelques semaines avant la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) j’avais fait dans un article des suggestions pareilles. L’écrit étant sorti une semaine avant la foire, je puis dire que je n’ai même pas été invité rien que pour est écrit à la foire sans oublier qu’une telle FILO s’adresse aux écrivains, les premiers concernés. Du reste les écrivains ne sont pas contacté avant la FILO quant à la thématique, les cartes d’invitation….qu’il faut aller chercher. Bizarrement la Bibliothèque nationale a un fichier où figurent tous les noms d’écrivains burkinabé. Avec les moyens technologiques, on pourrait par des courriels (mails) envoyer aux écrivains des lettres d’informations sur les activités littéraires et culturelles. Voici pourquoi d’ailleurs dans un autre article j’avais suggéré la mise sur pied d’un répertoire des œuvres littéraires, universitaires, scientifiques, philosophiques etc… et de leurs auteurs afin qu’on puisse inviter toute personne ayant traité d’une thématique à pouvoir participer à des colloques, forums, séminaires etc… Un exemple édifiant : étant auteur du livre "Hommage à la Femme Africaine" depuis quinze ans je n’ai jamais, vraiment jamais, été invité à une seule activité sur la thématique Femme. A la vérité, il ne s’agit pas pour nous de nous plaindre ou de nous lamenter. C’est plutôt à travers de tels exemples, pouvoir mettre à nu des comportements intellectuels qui sont en déphasage avec la réalité moderne. Ailleurs on invite les écrivains un peu partout. En Afrique, on les ignore délibérément. Un autre exemple, puisque vous avez évoqué des pistes pour mieux faire connaître les écrivains burkinabé, je voudrais parler de l’Année Senghor. Une semaine d’activités ayant été organisées au Burkina ce n’est qu’à la veille de l’organisation qu’une personne m’a dit :  "j’espère qu’on se verra demain à l’ouverture de la manifestation Senghor!". Je lui répondis : « je ne peux pas, sans carte d’invitation que faire ? » Ajoutant :  « c’est l’occasion où jamais on aurait pu faire parler un écrivain, fils spirituel de Senghor. Cela aurait utile partout dans la Francophonie parce que par exemple, voir le seul écrivain présenter des photographies de Senghor serait un plus pour le Burkina littéraire ». Un autre jour, une autre personne me contacta : « on te voit pas à la semaine Senghor ? ». Quand je lui répétai la même chose il me dit : « c’est même toi qu’on devrait mettre en vedette. C’est ça l’Afrique ! ». De fait beaucoup pourraient s’interroger de savoir pourquoi j’évoque Senghor et quel rapport avec la valorisation des talents ? Avant de m’étaler sur cet aspect, je voudrais faire cas des appréciations positives concernant mon livre « Hommage à la Femme Africaine ». En son temps, le spécialiste culturel de l’AIB a rencontré « une des sommités de la littérature Burkinabé qui souhaite qu’on taise son nom »  poursuit toujours « a reconnu que le recueil de Monsieur Baadhio fait de lui digne de figurer parmi les « poètes » africains ». Personnellement, je ne sais pas de qui s’agit-il. Mais puisque  votre article a traité fondamentalement de l’émergence des écrivains, n’est –ce pas qu’on pourrait réellement s’interroger de savoir pourquoi vouloir garder l’anonymat ? Voici malheureusement           

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